Sulina, hors des sentiers battus V : objectifs touristiques


Il semble que vous avez déjà trouvé votre hébergement à Sulina…Si vous avez choisi de dormir chez l’habitant, ce soir vous allez manger un bon poisson qui a été surement pêché par votre hôte.

A Sulina, pas besoin d’avoir un guide touristique pour visiter la ville. Mais si vous avez la chance de parcourir la ville qui reste essentiellement rurale ( c’est là que je trouve son authenticité) avec un habitant, n’hésites pas!

La plage de Sulina

La plage de Sulina                                   Crédit photo: archive personnelle

Car en dehors de sa plage sauvage, Sulina, la seule ville du Delta, cache un mélange de modernité et d’ancien. L’historie est présente partout: dans les immeubles, dans les maisons anciennes, dans les rues, dans les différentes styles d’églises…

A vous de le découvrir ! Pour vous aider, voilà un petit aperçu des objectifs touristiques de Sulina.

Plus besoin de vous parler de la plage qui garde encore un caractère sauvage et où vous allez trouver surement une place sur le sable fin! Concernant le transport, des mini bus effectuent des allers-retours entre la ville et la plage ( plusieurs stations possibles, selon les pensions touristiques et selon le désir du touriste). Pour les fêtards, des taxis sont disponibles à les amener dans la ville durant la nuit ou la journée. Il y a des chambres d’hôtes qui proposent leur propre moyen de transport, pour aller un peu autrement à la plage: par exemple, en calèche: rustique et écologique.

Considérée comme étant « la première capitale Européene » par certains représentants locaux, Sulina a connu son âge d’or: imaginez-vous une ville cosmopolite:  les rues pavés, les habitants allant au théâtre, les navires dechargeant sous l’oeil des négociants de céréales…

L’époque d’or de Sulina nous a laissé comme témoigne l’ancien siège de la Commission Européenne du Danube (CED), chargée du développement de cet axe de navigation. Un Palais construit dans le style néoclassique situé sur la première rue (Str.I). Celui nous rappelle la ville d’autrefois.

Le Palais CED, Sulina

Le Palais CED, Sulina. Copyright: Djccpcn Tulcea

La CED a eu un rôle extrêmement important, car elle a défini les règles de navigation moderne en matière de mesure de la capacité des navires ou de signalisation. Bombardé durant la Premiere Guerre Mondiale, l’immeuble a été rénové. Construit en forme d’U, l’edifice a accueilli en outre, la Capitainerie du Port de Sulina. A présent, le siège de la Commission Européenne abrite désormais l’Office Roumain pour la navigation sur le Danube.

Toujours dans la même période, des Danois, des Italiens, des Indiens, des Polonais, des Allemands, des Arméniens, des Anglais construisent à Sulina, leur écoles et leurs églises. C’est pour cette raison que le port franc situé au kilomètre zéro du Danube, comptait des églises anglicanes, catholiques et grecques, une mosquée ( la mosquée a été detruite) et une cathédrale orthodoxe. Des influences européennes qui nous fait penser au passé cosmopolite de la ville quand les négociants turcs, grecs, allemands, français, lipovènes russes et cosaques ukrainiens étaient présents à Sulina.

Eglise Orthodoxe Saint Nicolas

L’Eglise Orthodoxe Saint Nicolas, Sulina                                       Crédit photo: archive personnelle

Connue comme étant la « Ville aux quatre phares », Sulina compte donc quatre phares.

Le plus ancien phare dit le phare d’atterrissage, se trouve à l’intérieur de la ville: construit entre 1869-1870 par les ingineurs anglais Hartley et Enghelhardt,  le phare était la propriété de la Commission Européenne du Danube.  Il a été transformé en musée où on peut voir le cabinet de travail de l’écrivain et navigateur Eugène Botez connus sous le pseudonyme littéraire de Jean Bart. Au rez de chaussée, une salle est entièrement dédiée à la « Commision du Danube ». Une belle vue de Sulina vous attend en haut du phare qui mesure 17m34.

Le vieux phare. Crédit photo: Archive personnelle

Le vieux phare de la digue Nord.                  Crédit photo: Archive personnelle

 Le vieux phare de la digue nord ou de la rive gauche (13.7 mètres) a été construit en 1887: à l’époque, il diffusait son signal optique à huit miles, un vrai « flambeau de vie » pour les navires qui entraient et sortaient du bras de Sulina. Malheureusement, les travaux d’allongement dans la mer des digues qui ont commencé en 1992, ont mis fin à l’utilisation de ce phare. Aujourd’hui il est encore sur ses pieds, mais on sait pas pour combien de temps! Espérons qu’il sera réhabilité, car ce témoin de l’histoire maritime de la ville de Sulina offre une belle vue depuis sa coupole, au cas où vous pouvez y accéder, mais attention, car ses échelles de fer ne tiennent pas trop…

Le troisième phare, situé au digue sud est le plut petit avec une hauteur de 11.6 mètres. Construit en métal, il a été disloqué de son emplacement original en 1922 pour la construction du prolongement de la digue sud. En 1990, on a remis ce phare a son emplacement original pour rendre au paysage son authenticité d’autrefois. Quant au nouveau phare construit à l’extrémité de la digue sud du canal de Sulina, celui culmine à 48 m. C’est une construction moderne de béton dont le foyer porte à 19 miles en mer.

Un autre objectif touristique peut être la Tour de l’eau, qui reste aujourd’hui un monument en très bon état. La date exacte de la construction est inconnue, mais il semble que durant la Seconde Guerre Mondiale, l’armée allemande a essayé de la détruire: ils n’ont réussi dissiper que la partie haute de la tour.

Le cimetière maritime de Sulina. Crédit photo: http://catanegru.blogspot.fr/2008/09/cimitirul-maritim-din-sulina.html

Le cimetière maritime de Sulina.                                             Crédit photo: http://catanegru.blogspot.fr

Impossible de quitter Sulina sans visiter le cimetière marin et parcourir les carrés anglicans, catholiques, orthodoxes (pour les Grecs, les Roumains et les Lipovènes) musulmans et juifs. Un cimetière surprenant, car des ingéniera britanniques chargés d’aménager les voies navigables, des négociants, des capitaines sont enterrés ici. Les inscriptions en plusieurs langues étrangères ( anglais, français, allemand, arabe, hébreux) parlent des accidents de navigation ou des conditions de vie difficiles.

On retrouve encore les pierres sculptées parmi les croix en bois des nouveaux « locataires ». A l’entrée du cimetière,  il y a un vieux corbillard en bois qui était tiré par des chevaux. Assez visible depuis la route, il continue d’attirer l’attention des passants. Pour moi, les visites du cimetière semblaient à des voyages en temps, au fin du 19eme siècle, où j’ai toujours regretté de ne pas connaitre l’allemand ou l’arabe pour comprendre les petits récits qu’on trouve sur les tombes.

Voilà à nouveau le caractère cosmopolite de la ville isolée du reste du monde européen à la fin du 19ème siècle. Fermez les yeux et voyagez en temps !N’oublions pas qu’à seulement 23 km de Sulina, vous trouverez la forêt Letea, la seul lieu d’Europe où poussent les lianes. Avec son climat subtropical et son chêne vieux de 700 ans, Letea fait partie des plus vieilles réservez naturelles de Roumanie. Je ne vous dis pas plus, car Letea mérite lui dédier un article entier.

Donc, à vous de suivre mon blog!

A bientôt!

 

 

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